Hypnose : le symptôme ou la cause ?

De même qu’il y a de nombreuses façons de pratiquer la peinture, la médecine ou la mécanique, il existe différentes manières de pratiquer l’hypnose. Avant de venir me voir, peut-être est-il utile que vous connaissiez ma façon de vous accompagner.

Le symptôme

En médecine, le symptôme peut paraitre évident : une fracture, des problèmes de peau, une toux, ils sont souvent apparents visuellement ou après examen radiologique par exemple. Dans les domaines psychologiques, ils peuvent prendre de nombreuses formes visibles (problèmes de peau, addictions, phobies, maux psychosomatiques) ou invisibles (angoisses, anxiétés, …) ou même encore partiellement visibles comme les larmes qui accompagnent éventuellement une dépression.

Pour continuer le parallèle avec la médecine, soigner le symptôme est rarement suffisant. Si votre nez coule, il est probable que votre médecin ne se contente pas de vous fournir un mouchoir. Pourquoi en serait-il différemment pour la psychologie ?

Certaines techniques (d’hypnose entre autres) permettent de supprimer le symptôme et ainsi, en apparence, de se débarrasser du problème, souvent pratiquer sous la forme de « scripts » censés être efficaces pour tel symptôme, ils peuvent être efficaces. Je ne pratique pas cette méthode quoiqu’elle puisse être plus commercialement intéressante (car plus « visible »). En effet (pour l’avoir vécu personnellement), je ne crois pas qu’il soit efficace ou même souhaitable de ne s’occuper que du symptôme, encore moins à l’aide de textes identiques quel.le que soit le.la client.e.

La béquille

On peut voir le symptôme comme une alerte ou une béquille. Il a en effet l’immense avantage d’être visible et nous dit donc que quelque-chose ne tourne pas rond (de même que la hausse de notre température corporel (visible), nous dit que notre corps lutte contre une agression (invisible)). Si, grâce à une technique quelle qu’elle soit, nous commençons par supprimer le symptôme, nous nous privons de ce qui nous indique qu’il y a un problème ou de la béquille et, que se passe-t-il si nous enlevons notre béquille avant d’avoir solidifier notre jambe ? On tombe (ou en trouve une autre). Bref, commencer par le symptôme est peut-être spectaculaire mais à mon sens, c’est une erreur. Gardons donc la béquille le temps de remettre les choses en place.

En d’autres termes, si vous allez voir un psy, un hypno ou quelque psychothérapeute que ce soit, il est préférable de chercher la cause de votre symptôme plutôt que de se précipiter sur le symptôme lui-même. Si vous fumez ou buvez, c’est probablement que le tabac ou l’alcool vous aide à passer une difficulté, si on vous prive de tabac ou d’alcool (les béquilles), il est possible que vous les remplaciez et que le problème pour lesquels vous les utilisiez persiste … « ce que j’évite persiste ». Il en va de même pour toutes les formes de mal-être ou dysfonctionnements.

Dit encore plus simplement, quelle que soit la raison pour laquelle vous viendrez me voir, nous chercherons ensemble les raisons de vos difficultés et je vous accompagnerai pour les régler, ainsi, les symptômes disparaitront d’eux-mêmes. Ce travail peut être plus long mais à mon sens il est plus profond, plus utile et plus efficace sur le long terme.

Pour ce faire, j’utiliserai bien-sûr l’hypnose mais pas seulement. Suivant vos besoins, je m’appuierai également sur l’hypnose conversationnelle, la PNL, la psycho-éducation, les constellations familiales entre autres et je vous inviterai à être acteur.trice de votre changement afin qu’il soit ce que vous désirez.

Avant toute chose : la confidentialité

Important à savoir : tout ce qui est dit en séance, restera en séance. De votre côté bien-sûr, vous êtes libre de raconter ce que vous avez vécu, mais quant à moi, rien ne sortira de ce que vous m’aurez confié. J’ai signé une charte m’obligeant à cette confidentialité mais au-delà de cela, c’est mon éthique personnelle qui m’interdit de partager quoi que ce soit. Si dans le cadre de supervision* tel ou tel cas peut être évoqué, il ne peut être nominatif.

J’ai choisi de vous accompagner ainsi parce que j’ai vécu, pour moi-même, les deux méthodes. Les deux ont leur efficacité à court terme mais celle que je pratique (comme – heureusement - de nombreux.euses autres thérapeutes) me parait plus adaptée à notre équilibre et c’est à l’équilibre de chacun.e que j’essaie de contribuer.

# Déshypnotisons-nous

*La supervision est une pratique conseillée voire obligatoire pour la plupart des thérapeutes (psychologues, psychanalystes, hypnothérapeutes, …) qui leur permet de partager avec leurs pairs leurs expériences vécues en séance, elle permet de dépasser les difficultés et de progresser dans leurs pratiques. Elle est soumise à l’obligation de confidentialité et ne peut se faire qu’entre professionnel.les.

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